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Les délibérations du conseil municipal de Coussac-Bonneval de 1834 (3) |
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1°) Le nombre d’écoles primaires à créer ou à maintenir à la charge de la commune 2°) le taux de la rétribution mensuelle à payer par les élèves 3°) Les frais de location de la maison d’école( ou l’indemnité de logement de l’instituteur) 4°) le traitement de l’instituteur 5°) les moyens d’acquitter ces dépenses en 1835 Après délibération le conseil - Considérant que pareilles questions lui ayant été soumises en 1833 et qu’après avoir obtenu les solutions les plus favorables, elles n’ont cependant été d’aucune utilité pour la commune puisque contrairement aux vœux du plus grand nombre et des hommes de bien qui pouvaient le plus sainement apprécier ce qui convenait à la localité lorsqu’il s’est agi de la nomination d’un instituteur, le comité de l’instruction publique s’est empressé de rejeter le candidat proposé par Mr le Maire qui pouvait très bien satisfaire à nos besoins, pour nous imposer un jeune homme d’un grand mérite sans doute, mais dont les principes n’auraient harmonié qu’avec ceux de 2 ou 3 maisons seulement. -Considérant qu’en pareille matière au Conseil de commune doit appartenir le droit d’apprécier jusqu’à quel point l’argent du contribuable peut être bien ou mal dépensé et qu’il est évident qu’avec l’instituteur nommé les fonds qui seraient votés se trouveraient sur cette dernière application puisque moins 3 ou 4 maisons, peut être ces mêmes contribuables n’enverraient pas leurs enfants à l’école et que le propriétaire dont on avait affermé provisoirement et de convention verbale la maison pour y établir le logement et la classe de l’instituteur a déclaré postérieurement qu’il ne voulait plus l’affermer. -Considérant enfin que cette prévision parait bien avoir été comprise par l’instituteur lui-même puisque malgré que sa nomination remonte déjà à une date assez reculée, il n’a jamais paru dans la commune ni témoigné l’intention d’y venir, A décidé négativement chacune des question ci-dessus posées par Mr le Maire et pris la résolution de ne voter aucun fond ni pour 1835 ni pour les années suivantes, tant que l’instituteur dont manque la commune ne sera pas dans le cas de satisfaire les vœux du plus grand nombre ou de la majorité du conseil. Note : le refus d’installer une école primaire semble lié autant à des motifs politiques qu’économiques. 27/10/1834 Remplacement de l’instituteur démissionnaire L’instituteur , Mr Victor Creuzenet ( s’agit-il de la personne nommée par le conseil départemental, évoquée dans la délibération du 27 juillet et refusé par la commune ?) ayant démissionné le Maire demande au conseil 1°) s’il est préférable de présenter un ou plusieurs candidats 2°) de se prononcer sur la désignation de personnes. Le Conseil après en avoir délibéré considérant d’abord qu’il doit suffire à la commune d’être fixée sur la capacité et la moralité du candidat dont il avait fait choix lui-même en 1833, pour ne pas tomber dans la nécessité d’une concurrence qui pourrait produire le même effet qu’à cette époque, le comité d’arrondissement ayant prouvé alors que dans son indication il avait moins satisfait aux vœux de la commune qu’à d’autres motifs qu’il est inutile de qualifier. Considérant que c’est justement cette latitude qui fut laissée au comité d’arrondissement en lui présentant plusieurs candidats que doit être attribuée la privation où la commue s’est trouvée depuis d’un instituteur primaire quoiqu’elle ait voté les fonds nécessaire à cet effet. A décidé à l’unanimité 1°) qu’il ne soit présenté qu’un candidat unique 2°) que ce candidat soit Mr Antoine Chadal instituteur à Solignac sur lequel ont été recueillis les témoignages les plus satisfaisants. Le conseil au surplus maintient la rétribution décidée à la délibération du 6/09/1833 ainsi que les autres décisions prises alors. Notes : Mr Chadal avait déjà été proposé par la commune et refusé par le conseil d’arrondissement en 1833. Il y a vraisemblablement un bataille politique sous cette nomination. 08/11/1834 Traitement de l’instituteur Chadal Chadal a finalement été nommé instituteur de la commune.Pour son traitement jusqu’à la fin de l’année le conseil vote une somme de 50F et celle de 300F pour son traitement de 1835 |
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