08/11/1829 Secours aux indigents
A
l’approche de l’hiver le Maire et le Conseil s’inquiètent de
l’augmentation du nombre de mendiants, tant de la commune qu’étrangers
que l’on commence à voir errer, et du prix déjà si élevé des grains à
une époque si rapprochée de la récolte d’été, auquel s’ajoutent le
manque absolu de châtaignes et le manque presque total de
sarrazin, produits d’une si grande ressource pour les pauvres dans
notre pays. Dans cet état des choses la principale
préoccupation de l’administration locale doit être la protection des
indigents et le maintien de la tranquillité publique en assurant la
subsistance des nécessiteux valides, tout en étant profitable à la
commune. Les infirmes quant à eux peuvent compter sur la charité
des principaux habitants de la commune qui ne s’est jamais démentie. Le
meilleur moyen de concilier l’intérêt des nécessiteux et du public
consiste à poursuivre les travaux d’amélioration des voies de
communications vicinales et notamment celle en direction de
Meuzac et St-Germain. Ces travaux pourront être fait par des
prestations en nature et rachetables en argent. Le taux de rachat en
argent de la prestation en nature, déjà modique, sera maintenu afin
d’inciter le plus grand nombre de contribuables à payer leur
contribution en argent en non en nature comme ils l’ont fait
jusqu’à présent. Le taux de remise du percepteur sera aussi maintenu. Le
Conseil invite Monsieur le Maire à faire en sorte que les entrepreneurs
ou surveillants auxquels sera confiés la direction de ces travaux
n’emploient que des journaliers domiciliés dans la commune, sauf pour
les travaux d’art spécialisés pour lesquels on ne pourrait
trouver d’ouvriers sur la commune. Signé Pierre Guilhaumaud,
Etienne Laborderie, Antoine Bordas, Jean Imbert, Claude Lapeyroux,
Auguste Imbert. Jean Blondy n’a pas signé pour ne savoir.
13/12/1829 Transfert à St Yrieix des foires Le
conseil doit délibérer sur le vote du conseil d’arrondissement et
du conseil municipal de St-Yrieix qui propose de transférer dans cette
ville deux des foires qui se tenaient à Coussac. Le conseil est
d’avis qu’on peut sans réel inconvénient supprimer la foire du
mois d’octobre qui est de très peu d’importance, mais qu’il n’en n’est
pas, à beaucoup près, de même de celle du mois de février qui bien que
de nouvelle création est très achalandée pour la vente des bœufs et
surtout des cochons engraissés par les propriétaire de Coussac et des
environs. Tout une pargraphe est rayé. Le Conseil a aussi
manifesté le désir que dans le cas où St-Yrieix qui a déjà douze foires
par an viendrait à en obtenir quelques-unes de plus ces foires ne
soient pas fixées pendant des mois où se tiennent celles de Coussac qui
en est à peine distant de deux heures de marche.
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