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Les délibérations du conseil municipal de Coussac-Bonneval de 1817 |
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29/02/1817
Autorisation d’enseigner pour l’instituteur Université de France Académie
de Limoges Autorisation spéciale pour le Sr Laborderie, instituteur
primaire En vertue de l’art. 13 de l’ordonnance du Roi du 29
février 1816 le recteur de l’académie de Limoges autorise le sieur Laborderie (
Etienne) instituteur breveté du 3ème degré à exercer l’enseignement
primaire dans la commune de Coussac Bonneval en se conformant aux lois et
ordonnances sur l’instruction publique. Signé P.Delatournerie Nota : cette autorisation
devra être agrée par Mr le préfet et présentée au comité cantonal ainsi qu’à MM
les curé et maire de la commune pour être inscrite sur les registre tenus à cet
effet. 16/03/1817 Demande d’autorisation de construire un
logement dans la halle publique Mr le Maire, Pierre Chadal marchand habitant au bourg de Coussac
s’adresse à vous pour qu’il lui soit accordé de faire construire sur les
piliers qui soutiennent la halle située sur la place publique du dit bourg un
étage destiné à servir de logement à lui et sa famille. Il offre outre
l’entretien de la halle dont il demeurera chargé de souscrire à toute autre condition que vous
croirez pour prix de la dite concession lui imposer dans l’intérêt de la
commune que vous administrez. 16 mars 1817 Signé Chazal Suivent les conventions, pour prix de la concession
mentionnée sur la pétition ci-dessus, conclue avec le dit Chadal par le maire
au nom et dans l’intérêt de ladite commune sans l’approbation de Mr le préfet. Nota : ces conventions n’ayant pas été
ultérieurement adoptées, nous n’avons
pas jugé utile de les inscrire au présent registre. Par sa lettre adressée le 21 courant au sous-préfet de
cet arrondissement par Mr le préfet concernant la demande formée par le Sr
Chadal il est décidé que cette demande ne peut être accordée sans qu’au
préalable le conseil municipal n’ait été consulté tant sur la demande que sur
les conditions qui sont imposées au pétitionnaire. En conséquence Mr le maire de Coussac est autorisé à
convoquer le conseil municipal pour prendre une délibération sur toutes les
circonstances relatives à cette demande, délibération qui sera adressée au
sous-préfet pour être transmise à Mr le préfet A st Yrieix le 25 mars 1817. Signé Gondinet sous-préfet. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Aujourd’hui 7 avril 1817 s’est assemblé le conseil
municipal convoqué extraordinairement par Mr le Maire d’après l’autorisation
spéciale à lui transmise par le préfet à l’effet de délibérer sur la demande
adressée le 16 mars dernier par Pierre Chadal tendant à obtenir qu’il lui fut
accordé de faire bâtir au-dessus des
piliers qui soutiennent la halle située sur la place publique un étage pour son
logement et autres usages à lui particulier, pour délibérer pareillement sur
les obligations et charges que propose de contracter envers la commune le Sr
Chadal, ainsi qu’il résulte des conventions conclues entre lui et Mr le maire
le 17 mars dernier. Le conseil ayant reconnu que plusieurs habitants du bourg
se trouvaient lésés soit dans leurs intérêts commerciaux soit pour l’agrément
de leur maison par le projet de Mr Chadal a décidé que la concession par lui
sollicité serait sur le champ mises à l’enchère. Décision à laquelle Mr le
Maire s’est empressé dans l’intérêt de la commune de donner une prompte exécution.
On a aussitôt par son ordre battu la caisse et publié sur la place publique à
l’issue de la messe que tous ceux qui pourraient avoir des prétentions à cette
acquisition eussent à se présenter à la mairie pour la dite concession être
allouée au plus offrant et dernier enchérisseur. De toutes les propositions faites par divers particuliers
celle de Guillaume Favard marchand et aubergiste habitant du bourg ayant paru
la plus avantageuse au conseil il l’a à
l’unanimité adopté à l’exclusion tant de
celle du sieur Chadal que de toutes les autres offres. En conséquence les
conditions suivantes ont été sur le champ conclues et arrêtées par Mr le maire
avec le sieur Favard en présence du conseil municipal assemblé qui a donné sone
entière adhésion : « Il sera permis
au sieur Guilhaume Favard de
construire au-dessus des piliers qui soutiennent la halle située sur la place
publique du bourg de Coussac un bâtiment à un ou plusieurs étages destiné à
grenier, magasin, logement de lui et sa famille ou tout autre usage à lui particulier
qu’il jugera convenable, mais tel néanmoins que le public réuni sous la halle
n’en puisse dans aucun cas être incommodé. Il pourra en creusant une cave dont l’entrée devra être
dans sa maison contiguë à la halle prolonger la voute de cette cave jusque sous
le sol actuel de la dite halle, pourvu néanmoins que ce sol ne se trouve ni
élevé ni abaissé par suite de cette excavation. Ce droit est accordé au sieur Guilhaume Favard par le
maire et le conseil municipal de la commune de Coussac aux conditions
suivantes : lesquelles remplies le susdit droit deviendra la propriété incommutable de Gulhaume Favard. 1°) Le plancher du bâtiment qu’il lui sera permis
d’élever au-dessus des piliers de la halle ne pourra en aucun cas être placé à
un niveau inférieur à celui qu’occupe présentement les poutres de la charpente.
L’escalier y aboutissant ni aucune construction ne pourra être faite dans
l’intérieur de la halle. Celle-ci restera par conséquent la même pour l’usage
du public .. 2°) Le sieur Favard se charge de faire fermer la halle en
claire-voie de bois peint de tous côtés excepté dans la partie contiguë à sa
maison qu’il sera libre de faire fermer en claire-voie ou en muraille. Il fera
faire à chacune des deux extrémités une porte aussi en claire-voie assez large
pour livrer passage à un cheval chargé Cette clôture aura lieu au plus tard
dans l’été de l’année 1818. 3°) A partir de ce jour toutes dépenses relatives aux réparation
et entretien de la halle demeureront à la charge du sieur Favard, soit qu’il
use ou non de la faculté à lui concédé de bâtir au-dessus. 4°) Si l’acquéreur ou son héritier ou ayant-droit use de
cette faculté toute contribution dont pourra être grevé l’édifice par eux
construit demeurera à sa charge. 5°) Le sieur Favard pour prix de cette acquisition
comptera entre les mains du percepteur de la commune de Coussac une somme de 1200 francs qui sera par
celui-ci versée dans la caisse municipale. Cette somme sera exigible en deux
parties égales ; savoir 600 francs au 2 octobre prochain et 600 francs au
1er janvier 1818. A défaut de la part de l’acquéreur de remplir sa partie en tout ou partie
l’intérêt de la somme arriérée courra à son préjudice à dater de l’échéance à raison de 5% sans retenue. 6°) La halle continuera comme par le passé à être
affermée pour le compte de la commune. 7°) Si le sieur Favard use un jour de la susdite faculté
à lui concédée de faire bâtir au-dessus de la halle il supportera la perte occasionnée dans le prix de la ferme
par le déblai et le dérangement que nécessitera soit le déplacement de la
charpente pour la construction du dit édifice, soit le remuement des terres pour la construction de la cave. 8°) La présente délibération ne sera exécutoire et
définitive qu’après l’approbation et homologation de Mr le préfet. » Délibéré à Coussac le 7 avril
1817 par nous, susdit maire et membres du conseil municipal ; savoir MM
Laporte Jean, Isaac Maleix, Gandeix Laborderie, Gautier Imbert ainé, Pamphile
Redon, Antoine Bordas, Duléry adjoint, qui ont signé, Pierre Mercier et Jean
Blondy qui ont déclaré ne savoir. Est intervenu à la présente
délibération le sieur Guilhaume Favard qui reconnait et accepte les conditions
ci-dessus énnoncées……… ( et signe le la
déllibération) Note en marge : Le procès-verbal
ci-contre a été approuvé par Mr le préfet le 7 juin 1817 sur l’avis de Mr le
sous-préfet de St Yrieix du 9 avril 1817. 11/05/1817 Utilisation du remboursement des sommes du fourrage
avancé par les habitants de la commune Aujourd’hui 11 mai 1817………. Dans le mois de décembre
dernier il fut versé entre les mains du Sr Bordas percepteur de la commune une
somme de 92,49 F provenant de la liquidation opérée par le Sr Bonnaud de la
fourniture en fourrage faite par ladite commune pendant la 2ème
quinzaine d’octobre 1815 pour le compte de la Compagnie Vilmain. Cette somme en
suivant la justice rigoureuse devrait être répartie entre tous ceux qui ont fait ces fournitures au prorata de
leur contribution. Mais Mr le Maire faisant observer au conseil que la modique
rétribution qui reviendrait à chacun serait d’un valeur presque nulle, a
proposé de détourner cette somme et d’en disposer de la manière suivante : Il est du à Pétronille Barriot( ?) boulangère
demeurant au bourg de Coussac la quantité de 370 kilo de seigle qu’elle a
fournie par ordre de Mr le Maire pour la nourriture des troupes stationnées
dans la commune en 1815. Ce grain à raison de 20 F par quintal métrique, prix
qui fut convenu avec elle à cette époque, fait la somme de 74 F dont la dite
Pétronille est créancière . Le conseil ayant à cœur de faire droit à la juste
réclamation qu’elle en a faite et réitéré
depuis longtemps arrête : 1°) Mr le Maire autorisera le percepteur de la commune à
compter à Pétronille Baniot une somme de
74 F …. 2°) Quant à l’excèdent s’élévant
à 18,49 F, cette somme est trop faible pour être l’objet d’un partage restera
entre les mains de Mr Bordas pour
augmenter le chapitre de recettes de la commune… 11/05/1817 Financement des ponts du Moulin Autier et
Ferminet Aujourd’hui 11 mai 1817 le conseil municipal …. A cru devoir remettre sous les yeux du
conseil le procès-verbal de la
délibération du 28 juillet dernier au sujet des chemin vicinaux ainsi que du
pont et ponceau reconnus les plus urgents ( celui
de l’étang du Moulin Autier sur la route de St Yrieix et celui de Ferminet sur la route de
Lubersac) Le conseil a
invité le Maire à se faire autoriser par
le préfet a employer ceux des fonds disponibles dans la caisse municipale à la
construction de ces deux ponts qu’il fera incessamment commencer après avoir
donné l’entreprise au bail au rabais. Le conseil mettant
la nécessité de ménager les ressources pécuniaires trop modiques pour
les besoins de la commune en diminuant le plus possible les déboursés
qu’occasionnent ces constructions et réparations arrête : 1°) La conduite
des matériaux destinés à ces ponts et les travaux nécessaires pour rendre
praticables les chemins y aboutissant s’exécuteront au moyen d’un rôle de
prestation en nature que Mr le Maire sera en charge de faire. 2°) Dans ce rôle seront évalués chaque journée de
manouvrier à une somme de 1,5 F et chaque journée d’une paire de bœufs à 4F,
évaluation qui servira à faire la rétribution à laquelle seraient tenus ceux
des contribuables qui se refuseraient à fournir en nature leur contingent au
dit rôle. 3°) Le Maire avant tout
présentera ce rôle à l’approbation de Mr le Préfet qu’il priera de le rendre
exécuroire. 05/1817 Compte rendu
des dépenses et recettes de la commune pour 1816 Les dépenses s’élèvent à 720,53F dont entre autres - 12,75F pour le salaire du préfet - 40 F pour l’entretien du dépôt de mendicité - 35F de loyer et réparation de la maison commune - 50F pour le logement de l’instituteur - 120F de traitement du secrétaire - 20F pour l’entretien de l’horloge - 5,90 placement d’un drapeau blanc à la salle de mairie - 100F de frais accessoires du culte - 25 F d’achat de tuiles pour le presbytère - 24F Emoluments du tambour - 60 F Indemnité allouée à Bonnet pour frais de nourriture d’un cheval de dragons. Le prix de ce cheval fut remboursé 100F au receveur particulier. Le maire avait vendu le dit cheval 90F pour le compte de la commune. Excédent 371,37 F Budget 1818 -
Abonnement au bulletin des lois
9 -
Abonnement aux actes de la Préfecture
10 -
Papier timbré pour les registres de l’état civil 87,17 -
Centième des revenus affectés à l’hôtel des
invalides
3,41 -
Loyer et entretien de la maison commune 50 -
Traitement du secrétaire 120 -
Bois, lumières, papier, encre, plumes et frais
de bureau 30 -
Logement de l’instituteur 50 -
Entretien de l’horloge
20 -
Entretien des chemins vicinaux
20
( monté à 200 par le préfet) -
Frais de message à l’intérieur de la commune 10 -
Part de la commune dans les frais de piétons 79 -
Location du lieux des séances du juge de paix
0 -
Logement du curé
0 -
Frais accessoire du culte 147 -
Dépenses imprévues 20 -
Traitement du préfet
12,75 - Annuaire 1,30 - Salaire
annuel du tambour
24 12/05/1817 Pamhile Redon
habitant à la Bastide annonce le transfert de son domicile à Poitiers. 07/09/1817 Demande du marquis de Bonneval de modifier le
chemin du château à la place publique Aujourd’hui 7
septembre 1817 le Maire de Coussac -Bonneval
a cru devoir soumettre au conseil municipal … … une demande qui lui a
été faite par Mr le Marquis de Bonneval
de changer la voie publique qui traversant la terrasse passe auprès de
l’entrée du château de Bonneval et va aboutir à la place du bourg de Coussac. Nous, Maire et membres du conseil municipal soussignés
nous étant transportés sur les lieux, avoir examiné le changement proposé, le
nouveau chemin offert par Mr de Bonneval qui partant de son allée
vis-à-vis celle qui conduit au domaine
du Parc laisse à gauche sa terrasse, cour et grange, terrasse ou jardin dans
toute son entièreté et aboutira comme l’ancien à l’entrée publique du bourg de
Coussac vis-à-vis la maison du sieur Montazeau,
nous a paru ne présenter aucun inconvénient pour la commodité des
communications avec le chef-lieu de la commune. Nous y avons en conséquence
donné notre adhésion aux conditions suivantes : 1°) Mr le Marquis de Bonneval pour former la nouvelle
entrée du bourg fera abattre 6 mètres de la muraille de son jardin actuel à peu
près en face de la maison du sieur Montazeau. Il fera l’abandon d’un terrain de
même largeur de 6 mètres dans l’intérieur dudit jardin et parallèlement à son
mur de clôture pour former le nouveau chemin. 2°) Il sera tenu d’élargir jusqu’à concurrence de 6
mètres et au dépend de son terrain tout l’ancien chemin creux depuis son jardin
jusqu'au lieu de son allée connue sous le nom de Croix-du-Pont. 3°) Il sera tenu de faire paver tout le chemin projeté depuis la susdite Croix-du-Pont
jusqu’à l’entrée du bourg et de l’entretenir toujours praticable tant pour les
charrettes que pour les gens à pied. 4°) L’entretien du mur de soutènement formant terrasse dans la partie du jardin qui va être
convertie en chemin demeurera entièrement à la charge de Mr de Bonneval à qui il
sera néanmoins permis de reculer de dit mur pour comprendre le chemin creux
dans la largueur de 6 mètres, pourvu que la nouvelle voie publique n’en soit
pas moins commode. 5°) Mr le Marquis de Bonneval pour prévenir toute
réclamation acquiert le droit incontestable d’abolir l’ancien chemin onéreux
pour lui, s’astreint aux charges suivantes : j’abandonne à la commune
l’espace de terrasse compris entre la naissance du nouveau chemin projeté, la
maison Montazeau et la terrasse pour en augmenter la place publique ; et néanmoins
sous la condition expresse qu’il n’y sera construit ni bâtiment ni clôture. De plus il a présentement compté à titre d’indemnité pour
la commune une somme de 300 francs dont
le sieur Bordas percepteur des contributions lui a donné quittance en sa
qualité de receveur municipal Moyennant quoi il sera libre à Mr de Bonneval d’effectuer
quand bon lui semblera les changements ci-dessus énumérés. Nous Maire et membres du conseil municipal renonçons au
nom de la commune à tout droit de passage sur l’esplanade du château appelée la
terrasse. Néanmoins cette renonciation n’aura son plein effet et Mr de Bonneval
ne pourra faire fermer le dit passage qu’après avoir rendu praticable la
nouvelle voie publique ainsi que nous l’avons dit. Une note de marge signale
la présence de Alexandre Hypolite, Marquis de Bonneval à la délibération et son
plein accord . 07/09/1817 Mode
de prélèvement des impôts. Demande de réalisation d’un cadastre …… ( le maire) a exposé au conseil municipal les
inconvénients sans nombre qui résultent du mode aussi injuste qu’illégal
d’après lequel se trouve réparti l’impôt foncier entre les divers contribuables
de la commune. Le vice de cette répartition est tel qu’il donne lieu chaque année
à une multitude de réclamations dont plusieurs par leur nature et leur
importance excédent le plus souvent la compétence de la commission de
répartition. Celles mêmes auxquelles
leurs attributions leur permettent de faire droit présentent des difficultés
aussi épineuses que délicates à lever, vu qu’il n’ont pour cette opération
aucune donnée fixe. Leur unique ressource pour servir de base à ce travail
consiste pour la plus grande partie de la commune dans le feuillet
d’abonnement général qui fut fait en
1749 ( l’Etat des Fonds) et qui est
loin d’être exact, et pour l’autre partie de la commune dans le feuillet de
sections fait en 1790 , ouvrage encore plus défectueux que le précédent.
D’ailleurs ces feuillets d’abonnement et de sections sont aujourd’hui loin
d’être au complet. Cette base quelque vicieuse qu’elle soit n’a pas même été
suivie pour former la matrice des rôles. L’évaluation du revenu porté en cette
matrice ne présente aucune proportion régulière avec l’évaluation du revenu
porté aux feuillets d’abonnement et de sections. La différence est en effet
pour certaines cotes d’un cinquième, d’un quart et d’un tiers en moins. Pour
d’autres d’un cinquième et d’un tiers en sus, ce qui met le répartiteur dans l’impossibilité de rien faire de
régulier quelque désir qu’il ait de ne point blesser la justice distributive. Le Conseil a
reconnu combien sont fondés les faits exposés par Mr le Maire et combien
plusieurs des contribuables se trouvent lésés et d’autres favorisés dans la
répartition actuelle de l’impôt. Un seul moyen
se présente de remédier à ces abus, c’est l’opération générale du
cadastre de laquelle seule pourra résulter une nouvelle base de répartition
approchant le plus possible de la perfection. L’époque à laquelle doit être cadastré le
canton de St Yrieix étant encore éloigné , et le Conseil sentant combien il est
urgent de faire accélérer un changement aussi désirable a décidé d’une voix
unanime que le Maire supplierait Mr le Préfet de vouloir bien donner des ordres
pour que Coussac, une des principales communes rurales de tout le département,
soit comprise au nombre de celles qui doivent être cadastrées des premières.
Elle offre même de faire provisoirement et ce dans l’espace d’une année au moyen
d’un rôle ordonnancé les avances nécessaires pour que cette opération n’éprouve
aucun retard. Note : Prenant conscience du coût de l'opération le Conseil, deux mois plus tard, demandera son report. Le cadastre sera réalisé en 1824 . 30/11/1817 Secours aux indigents Le conseil municipal s’est réuni conformément à la lettre de Mr le Préfet pour délibérer sur les moyens de
pourvoir, surtout pendant la mauvaise saison, à la subsistance des indigents de
la commune. Le conseil, consulté par Mr le Maire a été unanimement d’avis que quant
à ceux d’entre eux qui sont invalides il est inutile aucune mesure les
concernant et qu’on peut s’en reposer su r la charité éprouvée dans des temps
plus calamiteux des principaux habitants de la commune. Quant aux pauvres
valides le moyen le plus efficace de leur procurer quelques secours est de les
employer par un atelier de charité à la réparation des chemins vicinaux et principaux tronçons des avenues
aboutissants au chef-lieu de la commune, système qui remplira le double de
bienfaisance et d’intérêt général que le conseil municipal et le Maire ont
également à cœur. Mr le Préfet du département sera donc supplié de vouloir bien sur le
premier fond qu’il recevra du gouvernement pour ateliers de charité réserver
pour la commune de Coussac la somme de 600 francs. Le conseil vote une pareille
somme qui sera fournie au moyen d’un rôle au marc le franc de l’impôt foncier
de chacun des habitants de la Commune payant une cotte à trois francs et que Mr le Préfet voudra bien rendre
exécutoire. Ces deux sommes réunies s’élevant à 1200 francs seront employées à
faire réparer par les indigents valides les avenues aboutissant au bourg de
Coussac et principalement celles qui se dirigent l’une vers la ville de St
Yrieix, l’autre vers le chef-lieu de canton de Lubersac. Si dans la
distribution que fera Mr le Préfet du fond accordé par le Gouvernement pour
ateliers de charité il ne lui est pas possible de faire droit à la demande que
lui adresse le conseil municipal, la modicité de la ressource provenant du
susdit rôle la rendrait comme illusoire en regard des besoins de la commune, ce
qui détermine le conseil à ne voter ce rôle que dans la seule hypothèse où un
secours égal pourra lui être attribué. Le Maire pareillement soumet au conseil municipal une question à lui transmise par Mr le Préfet
et dont l’objet n’est pas moins important dans l’intérêt de la Commune. Le
conseil par sa délibération du 7
septembre dernier a déclaré sa volonté de prendre tous les moyens d’établir une
répartition de l’impôt foncier plus légale que celle existant aujourd’hui, et
d’avancer l’époque à laquelle doit avoir lieu dans la commune l’opération de
cadastre. Mais l’évaluation approximative des avances à faire pour cette
opération fixée par Mr le Directeur des Contributions directes excède
considérablement ce que le conseil avait présumé lorsqu’il n’a demandé que deux
ans pour parfaire cette somme. La difficulté des temps, la pénurie énorme d’un
grand nombre de contribuables dont les ressources ont peine à suffire aux
charges ordinaires déterminent le conseil à demander qu’il soit accordé à la
commune de Coussac pour faire à ce point tout le temps que pourra composer l’exécution de ce travail concilié
avec la nécessité de ne point trop fouler une commune déjà pauvre, le conseil
exprime le vœux pour que le minimum de ce terme soit au moins de trois ans. |
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