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Histoires Limousines |
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Un
arrêté municipal de 1835 sur la salubrité publique pris par le maire de
Coussac-Bonneval
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__________________________________________________________________________________________________________ Nous transcrivons ici un arrêté municipal du le 1er avril 1835 édictant de mesures de salubrité publique.Au delà du côté pitoresque il met en évidence les conditions d'hygiène déplorables dans lesquelles vivaient encore nos ancêtres il n'y a pas si longtemps. Mais il montre aussi la prise de conscience de toute la hiérarchie administrative pour y remédier et annonce les débuts de la révolution moderniste qui va progressivement modifier la sociéte rurale au cours du XIXème sciècle. Extrait des délibérations du conseil municipal de Coussac-Bonneval , conservées par les Archives Départementales de la Haute-Vienne |
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Extrait d’un arrêté relatif à la salubrité publique et
à la libre
circulation
Le
Maire de la commune de Coussac, vu la circulaire de Mr le
Préfet de la Haute-Vienne à MM les maires en date du 12 janvier 1835
dans
laquelle il enjoint de faire exécuter les règlements relatifs à la
salubrité
publique et la libre circulation ; vu l’art 50 de la loi du 14
décembre
1789, l’art 9ème titre 11ème
de la loi des 16 et
24 aout 1790, l’art4 du titre 1er
de la loi du 19 et 28 juillet 1791, la loi du 21 septembre et 17
novembre 1791,
l’art 9 du titre 2 de la loi du 28 septembre , la loi du 11 septembre
1792, l’ordonnance
de police du 10 juin 1801, le
décret du 11 octobre 1810, l’ordonnance du 14 janvier 1815,
l’ordonnance
du février 1825 et
l’art 471 du code
pénal : Considérant
que par une habitude fondée sur les avantages
apparus dans l'agriculture, mais fort mal entendus, un grand nombre
d’habitants du
bourg de Coussac et des villages de cette commune se permettent
d’encombrer les
rues et chemins publics de tas de fumiers, de débris de paille,
feuilles ,
végétaux de toutes espèces qui croupissant dans des lieux fétides,
exhalent des
vapeurs pestilentielles et compromettent ainsi la santé des habitants
et nuisent
à la circulation. Considérant
qu’il est de la plus indispensable nécessité de
le faire cesser et par conséquent du devoir de la police municipale de
prendre
des mesures propres à faire disparaitre ces foyers d’infection. Arrêté
Art 1 :
Défense est renouvelée à tous habitants soit du
bourg de Coussac soit des villages ou hameaux de la commune de tenir
au-devant
ou au voisinage des habitations sur les rues, place et chemins publics
aucun
tas de fumier, débris de paille et tout végétaux dans le but de les
réduire en engrais. Art 2 :
Devra faire choix pour emplacement de ces matières
d’un lieu qui par son éloignement des habitations ou voies publiques ne
puisse
produire aucun empêchement à la libre circulation et dont par
conséquent la
santé des habitants ne puisse être compromise. Art 3 :
Il est pareillement défendu à tous habitants du
bourg de Coussac de
laisser divaguer
sans gardien sous la halle, sur les rues, places publiques et avenues du bourg leurs cochons qui
n’ayant pas leur
nez bouclé fouillent la terre et dégradent le sol par les excavations.
Conséquemment
les animaux qui seraient trouvés contrairement à cette mesure seront
pris et
placé en fourrière aux dépens du propriétaire délinquant. Art 4 :
Des plaintes ayant été portées contre des
habitants qui ont déversé par leur fenêtre des ordures sur des
passants, on
prévient ici qu’un
délit si coupable, s’il
s’en rencontrait quelqu’un, serait immédiatement poursuivi avec toute
la rigueur
des lois et règlements. Art 5 :
Un délai de huit jours seulement à compter de
la publication du présent arrêté est accordé à ceux de nos administrés qui se trouvent
présentement en
contravention à un
de nos précédents arrêtés
sur la même
matière pour opérer l’enlèvement
des dépôts de toute matière qu’ils auraient fait sur la voie publique. Art 6 :
Ce délai de huitaine expiré il sera dressé
procès-verbal contre ceux qui n’auraient pas satisfait à cette
injonction pour
ensuite être traduits devant le Tribunal de Police et être punis
conformément à
l’article 471 du
code pénal, sans
préjudice du droit qui sera réservé à l’autorité de mettre des ouvriers
aux
frais des contrevenants pour faire disparaitre l’objet e délit. Fait à Coussac le 1er
avril 1835 Signé Maleyx, maire. Vu
pour le sous-préfet absent par congés, le maire de St
Yrieix délégué. Signé
JB Robert Vu
et approuvé par le préfet du département de la
Haute-Vienne à Limoges le 4 mai 1835.
Pour Monsieur le préfet en congès, le conseiller de
préfecture délégué.
Signé Guérin ainé. |
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